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Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), composé du ministère de l’Économie et de la Banque de France, a décidé d’assouplir les restrictions sur les crédits immobiliers, qui ont été durcies il y a un an, afin de limiter le surendettement des ménages.

Premièrement, le taux d’endettement maximal passera de 33% à 35%. De plus, l’échéance maximale de la ‘endettement passera de 25 ans à 27 ans. Enfin, le nombre d’exceptions à ces règles sera réduit de 15% à 20% de l’ensemble des crédits octroyés. Mais attention à ne pas allonger la durée du prêt, ce qui est une question délicate.

L’amortissement doit être pris en compte

Par conséquent, la période d’amortissement maximale restera de 25 ans et n’autorisera qu’un amortissement différé jusqu’à deux ans. L’amortissement différé permet de retarder le remboursement du capital et de ne payer que les intérêts dans un premier temps. Cela se produit généralement lorsque l’achat n’est pas prévu ou si d’importants travaux sont nécessaires.

La porte-parole de Vousfinancer, Sandrine Allonier, a expliqué : “Cette année, sous l’effet des recommandations, la durée de prêt, limitée à 25 ans, intégrait le différé d’amortissement de 2 ans lié au délai de construction. En réalité, la capacité d’emprunt était donc calculée sur 23 ans (+ deux ans de différé) avec un impact sur l’endettement donc et sur le taux de refus, bien plus important dans le neuf que dans l’ancien”. Et elle ajoute : “Pouvoir désormais emprunter sur 25 + 2 ans de différé au lieu de 23 ans + 2 ans, permet pour un couple avec 3.000 euros de revenus, d’emprunter 16.740 euros de plus que sur 23 ans, pour une même mensualité de 1.000 euros par mois, ce qui n’est pas négligeable”. Dans le détail, ce couple peut emprunter 250.040 euros à 1,5% sur 25 ans, contre 233.300 euros sur 23 ans.