Ces logements hautement énergivores ne pourront plus être loués d’ici quelques années s’ils ne sont pas rénovés. De quoi faire planer la menace d’une prochaine pénurie de biens immobiliers dans la capitale.

Cela pourrait bien être le signal d’une crise immobilière prochaine dans la capitale. Un quart des annonces de mise en vente et de locations d’appartements à Paris correspond en effet à des logements hautement énergivores. Ces passoires thermiques sont étiquetées, selon l’échelle de diagnostic de performance énergétique (DPE), F ou G, soit la consommation d’énergie la plus importante. Ce classement en F ou G concerne 29% des studios parisiens, mais aussi des appartements moyens et des logements de type haussmannien.

Interdiction de louer en 2025

Depuis la loi Climat et Résilience, les propriétaires de ces logements doivent se plier à une législation sévère. Il leur est imposé un gel des loyers pour les étiquettes F et G d’ici l’été 2022. Surtout, il leur est interdit de louer des logements d’étiquette G à partir de 2025, et les étiquetés F à partir de 2028.

Cette législation a pour but d’inciter les propriétaires à la rénovation énergétique des habitations les plus gourmandes en termes de consommation, afin de lutter contre le dérèglement climatique. Cependant, les coûts importants devant être investis pour réaliser ces travaux rebutent les propriétaires, malgré les aides financières proposées par l’Etat ou les collectivités territoriales.

On craint une pénurie du marché locatif 

De fait, ces très nombreux logements énergivores,  les logements classés G représenteraient 200 000 biens à Paris, pourraient disparaître du parc immobilier. Ainsi, c’est une pénurie qui est à craindre sur le marché locatif parisien d’ici quelques années, sur un secteur déjà bien tendu.

On rapporte déjà un boom des mises en vente des passoires énergétiques.

Cette baisse potentielle du nombre de logements proposés à la location à Paris pourrait renforcer encore les tensions sur le marché immobilier de la capitale.