Pouvoir d’achat : les acheteurs ont perdu 3 m² dans les grandes villes

Depuis janvier, dans les grandes villes françaises, le pouvoir d’achat immobilier a baissé en moyenne de 3 m². Cela est dû à l’augmentation des prix des biens et la remontée des taux des crédits immobiliers. Cette tendance, particulièrement marquée à Strasbourg et à Marseille, devrait se poursuivre dans les prochains mois.

Une étude de MeilleursAgents a montré que depuis janvier 2022, le pouvoir d’achat immobilier avait baissé de 3 m² dans les 11 grandes métropoles françaises (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse). Cette diminution, variable en fonction des villes, vient s’additionner à la perte de 6 m² de pouvoir d’achat immobilier constatée entre 2017 et mars 2022.

-5 m² à Strasbourg

De plus, cette accélération s’explique à la fois par l’augmentation des prix des biens depuis janvier et par l’augmentation des taux des crédits immobiliers. Ces derniers ont grimpé de 0,5 point en moyenne depuis janvier, faisant baisser la capacité d’emprunt des ménages français de 5%.

Ainsi, c’est à Strasbourg que le pouvoir d’achat immobilier a le plus fortement diminué. Depuis janvier, avec une hausse de 4,7% des prix, les futurs propriétaires ont perdu 5 m² de pouvoir d’achat. De même, il a réduit de 4 m² à Marseille, de 3 m² à Bordeaux, Montpellier, Nantes et Toulouse, de 2 m² à Lille, Lyon, Nice et Rennes et enfin de 1 m² à Paris, où les prix continuent de rester les plus stables.

Baisse du pouvoir d’achat : une tendance durable

Cette tendance devrait par ailleurs se poursuivre dans les prochains mois. Entre début mai et début juin, les prix ont continué d’augmenter dans 70% des grandes métropoles françaises. À Marseille, ils ont ainsi progressé de 1%, tandis qu’à Lille, ils ont baissé de 0,4%.

Enfin, les taux des crédits immobiliers devraient continuer leur remontée dans les prochains mois. La Banque centrale européenne (BCE) souhaitant utiliser cette variable pour limiter les effets de l’inflation. Les taux pourraient ainsi progressivement revenir à 2,5 ou 3% dans les prochains mois. En conséquence, une baisse des prix de l’immobilier pourrait survenir. Son niveau pourrait néanmoins ne pas compenser cette augmentation des taux.

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